
Première partie assurée par Guapo. Groupe qui assume a mort son statut prog-rock de geek avec leurs tenues à paillette, leurs coupes de cheveux d’un autre temps et certaines de leurs postures (le guitariste illuminé…). Le morceau sur lequel je suis arrivé était très prenant : bien rythmé et peu emprunt des stéréotypes du genre. Ca s’est gâté ensuite avec un titre à l’introduction interminable, réitérant une même montée ad nauseam. La suite n’a rien arrangé : des complications, du bruit, du clavier, de l’oriental, du silence, de la répétition… Difficile de saisir où ils veulent en venir avec pareilles complications.
Et puis Isis, toujours autant autistes sur scène, toujours aussi bons aussi. 1h20 de show pour une setlist équilibrée avec quelques surprises, peu de morceaux du dernier disque (juste le meilleur : Dulcinea et Holy Tears) et pas mal de titres issus de Panopticon. Entre chaque morceau, des transitions super bien senties qu’on croirait sorties des productions de Tim Hecker. Des ajouts bienvenus par rapport aux versions studio (comme l’apport d’une 3eme guitare sur la conclusion de So Did We, aérienne façon Red Sparowes) et en cadeau : un morceau du prochain album, très enthousiasmant, pas trop dans une veine post-hardcore comme on pourrait l’attendre mais plutôt tendu et énergique, avec des changements de rythme qui font mouche. Le rappel fut très aggressif, porté par Carry, qui malgré son introduction longuette, se finit par un déluge de guitares abrasives comme on aime. Bref, une excellente prestation très carrée, très “américaine” diront certains, dans la continuité de leur prestation 1an et demi plus tôt à la Loco.

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